| SOUS QUEL MANDAT PARLER POUR LA NATURE ? |
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Article de Félix KITUNGWA KILAURI A l’occasion d’une conférence que j’animais sous le thème « Du droit de participation de la société civile à la gestion d’une ressource naturelle partagée, au regard des standards internationaux du droit international de l’environnement : cas du Lac Tanganyika », à Bujumbura, République du Burundi en date du 12 mai 2011 à l’Université Paix et Réconciliation (UPR),un étudiant avait relevé une préoccupation, celle de savoir pourquoi JE, juriste de l’environnement, parlais pour l’eau, les poissons,... les plantes, bref, la nature, et avec quel mandat prenais-JE parole pour ces choses qui ne se plaignent pas que l’homme les détruise ,alors que c’est pour l’être humain que le Droit a été fait ? Aussi, ai-je réalisé que la préoccupation, si d’une part elle devrait intéresser plus d’un millier de personnes, d’autre part, néanmoins, mérite d’être partagée, tant elle relève non seulement du droit de l’environnement, mais aussi du droit de l’homme en général et surtout du droit public général moderne . Ce, puisque les considérations que le droit de l’environnement impose à tout le domaine général de la science juridique ne sont pas sans l’influx nécessaire et utile pour qu’aujourd’hui les juristes et d’autres scientistes se donnent de redire ou de repenser sur la notion même de sujet et d’objet du droit ainsi que sur l’impact des obligations naturelles sur l’homme, obligations naturelles non pas dans ce sens strict du droit classique ( Note : l’expression désigne une obligation normalement considérée nulle par la loi civile, soit parce qu’elle n’est que morale ou un simple devoir de conscience, soit qu’initialement juridique mais a dégénéré ou s’est éteinte. Son exécution ne peut faire l’objet d’une répétition de la part du débiteur. L’exécution volontaire de l’obligation naturelle la mue en obligation civile dans le chef du débiteur. C’est le cas d’une obligation civile mais couverte par la prescription), plutôt entendu les obligations que la nature et ses éléments imposent à l’homme. |


