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Notre vision

AIDE21, Voici l’enjeu…..

Le développement durable est un mode de développement qui permet de répondre à nos besoins sans compromettre la capacité des générations futures à subvenir aux leurs. Depuis les conférences de Rio et de Johannesburg respectivement en 1992 et en 2002 qui ont progressivement consacré le concept du développement durable, des critiques ont pu être faites par certains acteurs.

Tout d’abord, certains ont pu reprochés au concept d’être resté assez théorique et de n’avoir servi parfois qu’à certains industriels et hommes politiques pour leur marketing. D’autres, surtout les pays en voie de développement, lui reproche le ton qui lui avait été donné lors de la convention de Rio. En effet, les pays en développement et surtout en Afrique reprochaient au concept tel qu'envisagés par les pays industrialisés à Rio la place très prépondérante donnée à l’aspect environnemental au détriment de l’aspect économique et de l’aspect social.

Certes compte tenu du contexte de l’évolution mondiale vers un développement durable et du fait que les économies africaines dépendent pour la plupart des ressources naturelles, la sauvegarde de l’environnement doit être une priorité. Mais l’Afrique doit également tenir compte de son retard dans les domaines sociaux, économiques et technologiques. L’Afrique doit relever ses défis car l’un des principaux problèmes qui se pose à elle réside dans la lutte contre la pauvreté et la recherche du bien être des populations. Et là aucune opportunité ne doit être laissée de côté. L’Afrique doit relever d’une manière prioritaire donc le défi des problèmes de sauvegarde de l’environnement. Car si le continent regorge d’écosystèmes riches et variés, ceux-ci sont tout aussi précaires. Nous le voyons donc, l’Afrique doit faire face à tous les défis qui s’imposent à elle, condition de sa propre survie et de celle de la planète. Comme le faisait remarquer le Président Jacques Chirac lors de la clôture des « journées européennes du développement », en décembre 2010, « Son propre développement (celui de l’Afrique) est la condition d’un développement durable pour tous ».

Nous constatons tous bien, l’Afrique est la croisée des chemins. Son progrès doit être, ardemment soutenu, dans l’intérêt bien compris de tous et de chacun, par la communauté internationale, car le reste du monde a besoin que l’Afrique réussisse.

Kofi Annan, Ancien Secrétaire général de l’ONU et actuel président de l’Africa Progess Panel soutient que la communauté mondiale doit s’assurer que l’Afrique fasse jeu égal avec ses partenaires. Ce progrès ne doit pas être mesuré seulement à l’aune de la croissance du PIB, mais également selon les avantages concrets que cette croissance apporte à la population sur le plan économique, social et environnemental. La question du développement durable doit donc s’ancrer dans les modes de vie et de développement de la population.

Une grande équation se pose donc devant les dirigeants et les peuples africains . Car entre les enjeux de démocratie, d’Etat de droit, de réponse au défi du développement pour le bien être des populations, il faut aujourd’hui ajouter les problèmes de la grave crise alimentaire qui menace le monde et celui de la durabilité des ressources naturelles dont l’Afrique regorge une bonne part. En effet, en Afrique se trouve les réserves les plus importantes de terres cultivables, 900 millions d’hectares dont le quart encore inexploité, et les forêts tropicales du bassin du Congo qui constituent le deuxième poumon de la planète.

L’Afrique a donc une grande responsabilité vis-à-vis des générations présentes et également vis-à-vis des générations futures et donc de l’humanité, car c’est à elle qu’appartient de résoudre la crise alimentaire mondiale et la crise environnementale.

Pour ce faire, elle doit également miser sur ses potentialités en ressources humaines.

En effet, comment comprendre qu’après 50 ans d’indépendance des pays d’Afrique subsaharienne en particulier, des régions entières échappent à la logique du développement économique et aux réalités du développement humain. Comment comprendre qu’avec son milliard d’habitants, ses ressources humaines, avec ses réserves minières et énergétiques, avec ses terres arables encore inexploitées, l’Afrique tarde à opérer un véritable décollage (Alors que cet objectif atteint serait un gage solide pour le développement durable pour tous).

Pourtant un espoir est en vue sur le continent : la Jeunesse Africaine. Cheith Anta Diop aurait-il été compris quand il s’adressait aux jeunes africains en ces termes : « Formez-vous, armez-vous de sciences jusqu'aux dents ». En effet, les jeunes africains sont de plus en plus formés, même si beaucoup de choses restent à faire. Une élite intellectuelle africaine en divers domaines est en emergence sur le Continent et ailleurs. Elle pourra efficacement, si elle est mise à contribution ou si elle se met à contribution, participer efficacement à relever le défi qui se pose au continent et au Monde.

S’il est vrai que la volonté politique, l'implication et la redevabilité des dirigeants africains est l’une des clés de succès de cet enjeu majeur, leur réalisation dépendra également pour une grande part de la volonté de la jeunesse africaine de prendre en charge l’avenir de ce continent, afin de garantir la survie de la planète.

Nous, la jeunesse africaine d’ici et d’ailleurs sommes prêts à répondre à travers AIDE21, à ce défi majeur .

Notre philosophie première se retrouve dans la volonté de contribuer à la formation de la jeunesse africaine et à encourager l’émergence d’espaces organisationnelles supra-étatique, car une politique de dissémination et de développement durable harmonieux ne pourra intervenir efficacement que dans un espace démographique et économique plus vaste.

AIDE21, est donc une des réponses possibles à ces nécessités.

Notre volonté de fédérer les compétences africaines des diverses spécialités et de divers pays répond à une conviction : L’avenir du Continent se trouve dans la mutualisation des savoirs, des compétences et dans la prise en compte intégrée de toutes nos actions des questions environnementales.

La lutte contre la pauvreté est donc, l’une de nos priorités ; par des projets, soit de notre propre initiative, soit d’appui aux populations, nous entendons aider à la dynamisation d’une société civile responsable et entreprenante.

La force de la jeunesse africaine, cette énergie qu’elle dégage, cette ambition légitime de progrès et de développement doit être capitalisé et ne demande qu’à être fortement soutenu pour faire du Continent Africain, un continent de progrès pour toute l’humanité.

C’est pour cela que nous lançons un appel à tous les jeunes du monde sur tout aux Africains, sur le continent ou non, de diverses compétences de tendre la main pour contribuer à leur manière à la construction de la Nouvelle Afrique, celle qui assume son rôle de berceau et de garante de l’humanité.

Nous lançons également un appel, aux Etats, aux organisations internationales, à tous les organismes et organisations qui accorde une attention particulière aux questions développement et de protection de l’environnement.


AIDE21 est en effet une organisation panafricaine de promotion du développement durable qui regorge en son sein un réseau de jeunes Africains spécialistes pour chacun dans un domaine ayant décidé d’intégrer leurs différentes compétences pour contribuer aux politiques de développement durable du Continent. L’organisation est présente dans plusieurs pays d’Afrique. Elle dispose en son sein de différents département travaillant de manière intégrée : Un Département droit de l'environnement et du développement durable, Un Département ingénierie environnementale, Un Département ingénierie générale, Un Département Démocratie et Droits de l’homme, Un Département ingénierie financière, Un Département Médecine et santé, Un Département tourisme durable. Chacun doit pouvoir trouver dans cette dynamique sa place pour contribuer, comme lors de l’émergence des économies européennes et américaines au 19ème siècle, des « tigres Asiatiques » en 1980, à l’émergence des « Lions africains » du 21e siècle soucieuse cette fois ci des problèmes d’environnement .


Guy laurent KOUAM

Coordonnateur mondial du réseau AIDE21;

Président AIDE21 Cameroun, Membre co-fondateur.

 

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